Alors qu'une épidémie de choléra frappe la République du Congo depuis fin juillet, les Nations Unies se mobilisent avec détermination pour sauver des vies et protéger les plus vulnérables.
À ce jour, 62 décès et 628 cas suspects ont été recensés. Les zones les plus touchées – l’île Mbamou et Talangaï dans le département de Brazzaville, ainsi que Mossaka-Loukolela dans le département Congo-Oubangui – sont particulièrement exposées à la propagation rapide de la maladie, notamment en raison de leur proximité avec des zones rurales isolées et des corridors fluviaux. Le taux de létalité est passé de 7,6 % fin aout à 9,9% témoignant de la propagation de cette maladie.
Le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (UNCERF) vient d'allouer un million de dollars pour appuyer la riposte nationale. Ces fonds vitaux permettront de renforcer la prise en charge médicale, d'améliorer l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement dans les zones les plus affectées.
Le ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui des agences des Nations Unies présentes en République du Congo a mis en place une réponse coordonnée à travers un plan national de riposte aligné sur la stratégie mondiale d'élimination du choléra.
Ce plan repose sur une approche intégrée visant à soigner les malades, prévenir de nouveaux cas et mobiliser les communautés pour adopter des comportements protecteurs.
Par ailleurs, dans le cadre de cette riposte, la République du Congo a reçu le 10 septembre 2025 un total de 137 817 doses de vaccins oraux contre le choléra, acheminées via les agences des Nations Unies. Cette campagne de vaccination d’urgence vise à protéger les populations les plus exposées, à réduire le nombre de nouveaux cas et à contenir l’épidémie dans les zones à haut risque. Cette campagne de vaccination d'urgence représente un bouclier protecteur pour les populations les plus exposées et un espoir tangible de contenir l'épidémie dans les zones à haut risque.
Les Nations Unies collaborent étroitement avec les autorités congolaises pour renforcer la surveillance épidémiologique, améliorer les capacités du personnel de santé local et assurer un acheminement rapide des médicaments et intrants vers les zones les plus reculées. Une attention particulière est portée au corridor fluvial, où les populations vulnérables sont plus difficiles à atteindre mais restent les plus exposées à la contamination.
Cette allocation financière du CERF arrive à un moment crucial, alors que le pays redouble d’efforts pour contenir l’épidémie. Elle permettra de sauver des vies, d’empêcher l’extension du choléra aux départements voisins et d’appuyer les efforts du gouvernement pour mettre fin à cette crise sanitaire.
Cette intervention arrive au moment le plus crucial, alors que chaque jour compte pour contenir la propagation. Au-delà des chiffres et des statistiques, ce financement représente des vies sauvées grâce à des soins médicaux renforcés et des familles protégées par l'amélioration de l'accès à l'eau potable.