Réduction des décès du choléra au Congo : le CERF alloue 1 million de dollars
06 novembre 2025
Brazzaville, 06 novembre 2025 – Le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (UNCERF) a alloué 1 million de dollars pour soutenir la réponse nationale à l’épidémie de choléra qui frappe actuellement la République du Congo. Cette allocation vise à contenir la propagation de la maladie, réduire le nombre de décès et assurer la disponibilité de médicaments et d’eau potable dans les zones touchées.
Depuis fin juillet, le Congo est confronté à une flambée de choléra qui a déjà causé 67 décès, 749 cas suspects, et un taux de létalité de 8,2 %. Les zones les plus affectées sont l’île Mbamou et Talangaï (département de Brazzaville), ainsi que Mossaka-Loukolela (département Congo-Oubangui). L’épidémie touche principalement les localités rurales isolées où l’accès aux services de santé est faible, ce qui explique les décès surtout communautaires. Le risque de propagation géographique de l’épidémie demeuré élevé, surtout à l’approche de la rentrée des classes et de la saison des pluies.
Face à l’épidémie, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui des agences du système des Nations Unies, a élaboré un plan national de riposte, aligné sur la stratégie mondiale d’élimination du choléra. Les agences du système des nations unies, dans le respect de l’esprit de « One UN » travaillent étroitement avec le gouvernement congolais pour renforcer la prise en charge des cas, la surveillance renforcer les capacités des professionnels de santé et coordonner les interventions humanitaires.
L’appui du CERF permettra de renforcer les activités prioritaires de la réponse et s'articuleront autour de trois axes principaux. La prise en charge médicale constitue le premier pilier avec la mise à disposition de médicaments essentiels comprenant les kits choléra, les antibiotiques et les solutés de réhydratation orale (SRO), accompagnée de l'installation de centres de traitement du choléra (CTC) et du déploiement de cliniques mobiles pour assurer une couverture sanitaire étendue notamment dans les villages et localités difficiles d’accès.
Le deuxième axe concerne la surveillance et les investigations épidémiologiques qui s'appuient sur la réalisation de prélèvements biologiques, les confirmations en laboratoire et une gestion en temps réel de l’information pour surveiller l'évolution de l'épidémie et adapter les interventions.
L'amélioration des conditions d'eau, d'assainissement et d'hygiène (WASH) représente le troisième volet stratégique, incluant la fourniture d'eau potable par l'installation de points de chloration et la réhabilitation de forages, ainsi que la distribution de kits WASH contenant des seaux, du savon, du chlore et des dispositifs de lavage des mains.
À ces priorités, s’ajoute la communication des risques et l’engagement communautaire, un pilier transversal essentiel qui soutient l’efficacité de l’ensemble de la réponse en mobilisant les communautés, en diffusant des informations fiables, en renforçant la confiance et l’adhésion communautaire, en combattant les rumeurs et en favorisant l’adoption des comportements préventifs.
Les interventions de réponse cibleront prioritairement les localités du corridor fluvial, identifiées comme les zones les plus vulnérables. Des équipes mobiles seront déployées dans les communautés les plus vulnérables pour renforcer la prise en charge, promouvoir la prévention de la maladie et limiter l’expansion de l’épidémie vers les zones rurales et les départements voisins.
« Des vies sont en danger face à cette épidémie mortelle. Cette allocation de 1 million de dollars de l’UNCERF permettra de sauver des vies en renforçant l’accès à une prise en charge de qualité, en assurant l’accès aux médicaments et à l’eau potable et en communiquant efficacement sur le choléra, », a déclaré M. Abdourahamane Diallo, Coordonnateur Résident des Nations Unies en République du Congo.
Prosper Mihindou Ngoma
Il possède une vaste expérience dans le domaine des médias, des affaires publiques et de la communication stratégique, acquise au sein du système des Nations Unies et dans les secteurs public et privé. Il travaille depuis plusieurs années à renforcer la visibilité des actions de l’ONU au Congo et à faciliter le dialogue entre les Nations Unies, les institutions nationales, la société civile et les médias.
M. Mihindou Ngoma est titulaire d’un diplôme en communication et en journalisme. Il est reconnu pour sa connaissance approfondie du contexte médiatique et institutionnel congolais.